Les Sénégalais se passionnent pour le surf

0    Non classé  Jade
Les Sénégalais se passionnent pour le surf
19 Déc
6:58

Depuis quelque temps, plusieurs quartiers du Sénégal à l’image de Ngor et d’Ouakam sont envahis par les passionnés de sport nautique. La raison est que ces sites proposent des vagues favorables à la pratique du surf.

Selon le surfeur professionnel Oumar Sèye, il n’y avait que quelques Sénégalais qui se passionnaient pour ce sport voilà quelques années. Puisqu’il n’y avait que peu de pratiquants, il n’y avait donc pas de fédération ni de club ajoute-t-il.

La passion d’Oumar Sèye pour le surf lui est venue durant son enfance, lorsqu’il n’était que vendeur de boissons à la plage et qu’il voyait les surfeurs étrangers surfer sur les vagues de Ngor. Captivé par leurs gestes, il s’adonnait à la pratique du surf quand il avait un peu de temps libre. Ainsi, il apprit à surfer comme un vrai pro à 13 ans.

C’est en pratiquant de plus en plus qu’il a acquis de l’expérience et a participé à divers tests, compétitions et salons. Et c’est notamment grâce à cela qu’il a pu décrocher des contrats. Il avoue fièrement qu’il est le tout premier surfeur black à avoir un contrat pro.

Depuis, il a ouvert une école qui compte désormais 43 licenciés et un magasin d’équipement de surf. De temps en temps, il organise aussi des compétitions de surf.

Une discipline de plus en plus appréciée

D’après Yan Dagassan, directeur de la FSS (Fédération Sénégalaise de Surf), même si le surf vient de Polynésie, les Dakarois commencent à se passionner à toutes ses déclinaisons comme le stand-up paddle. Il souligne aussi que les sports de glisse sont de mieux en mieux appréciés au Sénégal qui compte désormais 8 clubs et près de 300 licenciés.

Des freins au développement du surf

Même si le surf commence à prendre de l’importance, il n’est cependant pratiqué que par quelques Sénégalais. La première raison est l’importance des frais relatifs à sa pratique : environ 400 000 Francs CFA (610 euros) pour un équipement neuf et autour de 10 000 Francs CFA (15 euros) pour suivre des cours. Ensuite, bon nombre de Sénégalais, excepté les pêcheurs, n’osent pas s’aventurer dans la mer.

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